Les ruines de notre sang
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Un poète qui a tout perdu sauf son sang
Il graffigne le mur en pierre
Il écrit, il écrit jusqu’à temps qu’il saigne ses mots
Il tombera là en morceaux

    Rêver de vivre son pire cauchemar
    Se tordre les yeux pour ne plus pleurer
    Te frappe, changement, les ruines de notre sang
    Les ruines de notre sang

Sur les lignes rouges de l’autoroute
Les roches pénètrent les pieds d’une femme
Tranquillement les roches remplacent son sang
Elle s’écroule, son âme ancrée là

L’ombre de nos mains se serre en poing
Vie ne circule plus
Elle se détache, avalée par la nuit
Un monde sans ombre, un monde sans lumière

Remuer les lèvres
Pour ne rien dire, Requiem
(j. gosselin)


REQUIEM n.m.invar. - Prière, chant pour les morts.


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